Chaque année à la fin juillet, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) reverse aux foyers qui ont trop payé une partie de leur impôt. En 2026, ces virements arrivent le 24 juillet et le 31 juillet. C'est une bonne nouvelle pour beaucoup de ménages, mais c'est aussi le moment que choisissent les escrocs pour envoyer de faux messages de « remboursement ». Voici comment faire la différence.
Un remboursement automatique, sans aucune démarche
Si l'administration vous doit de l'argent, le versement se fait tout seul, par virement sur le compte bancaire que vous lui avez déjà communiqué. Aucun formulaire, aucun clic et aucune validation ne sont nécessaires. Sur votre relevé, l'opération apparaît sous le libellé REMB IMPOT REVENUS, avec pour émetteur « DGFIP FINANCES PUBLIQUES ».
Le montant exact figure sur votre avis, l'avis de situation déclarative (souvent abrégé ASDIR), que vous retrouvez dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr. Si vous n'avez rien demandé, c'est normal : le remboursement est calculé et versé de façon automatique.
Pourquoi les faux messages se multiplient à cette période
Comme des millions de personnes attendent un virement du fisc, les arnaqueurs profitent du moment. La plateforme publique Cybermalveillance.gouv.fr rappelle que ces campagnes d'hameçonnage reviennent chaque été. Les faux messages arrivent par courriel, par SMS ou par téléphone. Ils annoncent un remboursement ou un « trop-perçu », affichent un montant précis pour paraître crédibles, reprennent le logo et le ton de l'administration, jouent sur l'urgence et glissent un lien vers un faux site qui ressemble au vrai.
Les signes qui doivent vous alerter
- On vous demande de cliquer sur un lien pour « recevoir » ou « débloquer » votre remboursement.
- On réclame votre numéro de carte bancaire, vos identifiants ou une « validation » de vos coordonnées.
- Le message crée un sentiment d'urgence (« sous 48 heures », « dernier rappel »).
- L'adresse de l'expéditeur est étrange. Les vrais courriels des impôts se terminent uniquement par @dgfip.finances.gouv.fr ; une variante comme « @dgfip-impots.fr » trahit une fraude.
L'administration fiscale ne demande jamais vos coordonnées bancaires par courriel, SMS ou téléphone, et ne réclame aucun paiement pour vous rembourser.
Les bons réflexes
- Ne cliquez pas sur les liens reçus. Pour vérifier, tapez vous-même impots.gouv.fr dans votre navigateur, puis connectez-vous à votre espace particulier.
- Le vrai montant de votre remboursement est indiqué sur votre avis, dans cet espace : c'est la seule référence qui compte.
- Un SMS suspect peut être transféré au 33700 ; un courriel douteux peut être signalé à Signal Spam.
- Si vous avez communiqué votre numéro de carte, prévenez tout de suite votre banque pour faire opposition, puis déposez plainte.
Un doute sur un message ? Ne restez pas seul
ROne76 est référencé sur Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif public d'assistance aux victimes. Son guichet en ligne 17Cyber établit un premier diagnostic et oriente vers un professionnel référencé. Et si vous préférez qu'on examine le message avec vous, que l'on vérifie votre ordinateur ou que l'on renforce sa protection, nous pouvons nous déplacer chez vous.
ROne76 propose une assistance informatique à domicile en Seine-Maritime (76), pour les particuliers comme pour les familles. En tant qu'organisme de Services à la Personne, ses interventions ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50% et à l'Avance Immédiate de l'URSSAF, qui déduit cette aide directement de la facture. Nous pouvons convenir ensemble d'un rendez-vous selon vos disponibilités.
Sources : Cybermalveillance.gouv.fr, impots.gouv.fr, CNEWS, MoneyVox, 17Cyber
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