Sécurité · 3 min de lecture

Un filtre anti-arnaque national attendu pour le 1er septembre 2026

Un filtre national contre les sites d'arnaque doit entrer en service le 1er septembre 2026. On explique ce qu'il fera, ses limites, et pourquoi votre vigilance reste la meilleure protection.

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Vous avez sûrement déjà reçu un faux SMS de colis ou un courriel qui imite votre banque. Pour freiner ces pièges, l'État prépare un filtre anti-arnaque national, aussi appelé filtre national de cybersécurité grand public. Un projet de décret, notifié à la Commission européenne, fixe sa mise en service au 1er septembre 2026. Voici ce que cela veut dire, sans promesse exagérée.

À quoi sert ce filtre

L'idée est simple : vous avertir avant d'arriver sur un site frauduleux déjà repéré. Si vous cliquez sur un lien piégé reçu par SMS ou par e-mail, un message doit s'afficher pour vous prévenir que la page est identifiée comme dangereuse (usurpation d'un site officiel, vol de coordonnées bancaires, faux paiement). C'est un panneau « attention, demi-tour », pas une réparation de votre appareil.

Ce dispositif était une promesse de campagne de 2022. Il a connu plusieurs reports, puis a été inscrit dans la loi SREN (« sécuriser et réguler l'espace numérique »), promulguée le 21 mai 2024. Sa gestion revient à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC), un service de la police nationale.

Comment cela fonctionnera

L'OFAC identifie les sites frauduleux, prévient leurs responsables (qui disposent de cinq jours pour contester), puis transmet la liste aux fournisseurs d'accès (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free) et aux éditeurs de navigateurs (Chrome, Firefox, Safari, Edge, Opera). Deux mécanismes sont prévus : un filtrage par les serveurs DNS, comme celui déjà utilisé pour bloquer certains sites, et une intégration directe dans les navigateurs, proche du système d'alerte qu'ils proposent déjà.

Rien à installer de votre côté. Si le calendrier est tenu, l'avertissement arrivera tout seul, via votre box et votre navigateur. Vous garderez la main : le message informe et déconseille, mais ne vous empêche pas d'avancer si vous le décidez.

Ce que le filtre ne fera pas

Il ne remplace pas votre vigilance. Les sites d'arnaque changent d'adresse plusieurs fois par jour, si bien qu'une page toute neuve peut passer entre les mailles avant d'être répertoriée. Le filtre s'ajoute donc à vos protections, il ne les remplace pas : un navigateur à jour et un antivirus sérieux restent votre première ligne. Nous installons et réglons par exemple Bitdefender, dont nous sommes revendeur partenaire, pour couvrir aussi les liens et les messages que le filtre ne voit pas encore.

Si un SMS ou un courriel vous met le doute, le mieux reste de ne pas cliquer et de vérifier par vous-même en tapant l'adresse officielle du service concerné (par exemple ameli.fr ou impots.gouv.fr). Et si vous préférez qu'on regarde ensemble un message suspect ou qu'on fasse le point sur la sécurité de l'ordinateur, c'est le genre de vérification que nous faisons lors d'un passage à domicile en Seine-Maritime, avec un crédit d'impôt de 50% sur la prestation.

Un projet encore discuté

Le dispositif fait débat. Des associations comme La Quadrature du Net alertent sur un risque de blocage administratif de sites sans passage devant un juge. Le calendrier, lui, a déjà glissé plusieurs fois : la date du 1er septembre 2026 est celle d'un projet de décret, elle peut encore bouger. En attendant, la meilleure défense reste la plus simple : un doute sur un lien, on s'arrête et on vérifie.

Pour signaler une arnaque ou trouver de l'aide en cas de piège, le portail public Cybermalveillance.gouv.fr, sur lequel ROne76 est référencé, recense les bons réflexes. Le filtre anti-arnaque sera un garde-fou de plus, utile mais partiel : votre attention, elle, reste irremplaçable.

Sources : L'Informé, Generation-NT, Clubic, economie.gouv.fr (loi SREN), Légifrance (création OFAC)

Ces prestations peuvent vous aider

Nous intervenons à votre domicile en Seine-Maritime, ou à distance.

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