Depuis le début de l'été, une vague de faux SMS de livraison circule partout en France, y compris en Seine-Maritime. Le message annonce un colis bloqué et réclame un petit paiement, quelques euros de « frais de livraison » ou de « frais de douane », pour le débloquer. Derrière ce montant dérisoire se cache une seule intention, récupérer votre numéro de carte bancaire.
La technique porte un nom, le « smishing », c'est-à-dire l'hameçonnage par SMS. Elle n'est pas nouvelle, mais elle est devenue bien plus crédible en 2026, au point de tromper des personnes averties. Voici comment elle marche et, surtout, comment ne pas se laisser piéger.
Comment fonctionne l'arnaque
Le scénario est presque toujours le même :
- Vous recevez un SMS au nom de La Poste, Chronopost, Mondial Relay, Colissimo ou DPD.
- Il annonce un colis « en attente », une adresse « incomplète » ou des « frais » restant à régler.
- Un lien vous invite à payer une toute petite somme, souvent entre 1,99 et 2,99 euros.
- La page qui s'ouvre imite le site du transporteur et réclame vos coordonnées bancaires complètes.
Le piège, c'est justement ce montant minuscule, il paraît trop faible pour être une escroquerie. En réalité, vous ne payez pas 2 euros, vous confiez votre carte bancaire à des escrocs qui s'en serviront ensuite pour des dépenses bien plus lourdes. Comme le rappelle Cybermalveillance.gouv.fr, les entreprises de livraison ne demandent jamais de paiement par SMS pour vous remettre un colis.
Ce qui a changé en 2026
Pendant longtemps, ces SMS étaient génériques et faciles à repérer. Ce n'est plus le cas. Vos coordonnées ont pu fuiter lors de piratages de grandes bases de données ces dernières années, si bien que le message reprend parfois votre nom, votre prénom et votre ville. Certains vont plus loin et joignent une photo de colis générée par intelligence artificielle, avec une étiquette à votre nom, voire un message vocal imitant la voix d'un livreur. Tout est pensé pour endormir votre méfiance.
Retenez ce point simple : qu'un message connaisse votre nom ne prouve rien. Une information personnelle exacte n'est jamais une preuve d'authenticité.
Les signaux qui doivent alerter
- Le SMS provient d'un numéro mobile classique en 06 ou 07, et non du nom du transporteur.
- Le lien est raccourci, ou l'adresse ressemble de loin, mais pas exactement, au site officiel.
- On vous met la pression, « dernier avis » ou « colis renvoyé sous 48 h ».
- On vous demande un paiement, un code reçu par SMS ou vos identifiants.
Le bon réflexe avant de cliquer
Ne cliquez pas sur le lien du SMS. Pour lever le doute, ouvrez vous-même l'application officielle du transporteur, ou tapez son adresse directement dans votre navigateur, puis saisissez le numéro de suivi qui figure dans votre e-mail de commande. Si aucun envoi n'est en attente, le message est frauduleux et vous pouvez le supprimer.
Sur ordinateur comme sur mobile, un antivirus à jour doté d'une protection anti-hameçonnage bloque une partie de ces fausses pages avant même qu'elles ne s'affichent. C'est l'un des réglages que nous installons avec la solution Bitdefender lors de nos passages, pour ajouter un filet de sécurité en plus de votre vigilance.
Si vous avez cliqué, ou déjà payé
Pas de panique, mais agissez sans attendre :
- Si vous avez saisi votre carte, faites opposition immédiatement auprès de votre banque et surveillez vos comptes.
- Signalez le SMS en le transférant gratuitement au 33700, le service national contre les SMS frauduleux.
- Décrivez l'arnaque sur SignalConso et retrouvez la marche à suivre sur Cybermalveillance.gouv.fr.
- En cas de doute, l'assistance Info Escroqueries répond au 0 805 805 817, appel gratuit.
Et si vous craignez qu'un lien ait atteint votre ordinateur ou vos comptes, faire contrôler l'appareil et sécuriser vos accès est une intervention que nous menons couramment à domicile en Seine-Maritime, réservable via notre prise de rendez-vous en ligne et éligible au crédit d'impôt de 50%. ROne76 figure d'ailleurs parmi les professionnels référencés sur Cybermalveillance.gouv.fr.
Un colis se suit toujours depuis l'application ou le site officiel du transporteur, jamais depuis un lien reçu par SMS. En gardant ce seul réflexe, vous désamorcez la très grande majorité de ces tentatives, même les mieux imitées.
Sources : Cybermalveillance.gouv.fr, 33700.fr, DGCCRF (economie.gouv.fr), CNIL, Selectra, Bouygues Telecom
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