Vous avez déjà perdu de l'argent dans une arnaque, un faux placement, un faux conseiller bancaire ou un faux support informatique. Quelques semaines plus tard, le téléphone sonne, ou un courriel arrive : une voix rassurante annonce qu'elle peut récupérer les sommes que vous avez perdues. Elle se présente comme un agent de l'administration, un avocat ou un expert. C'est, presque à coup sûr, une seconde arnaque, que les spécialistes appellent la recovery room, ou « l'arnaque sur l'arnaque ».
À l'automne 2026, l'alerte reste d'actualité : l'Autorité des marchés financiers (AMF) constate que les usurpations de son nom se multiplient, et les escrocs ciblent en priorité les personnes déjà victimes, considérées comme plus faciles à convaincre.
Comment fonctionne « l'arnaque sur l'arnaque »
Le principe est toujours le même : profiter du désarroi d'une première victime pour lui soutirer de l'argent une deuxième fois.
- On vous recontacte après une première escroquerie, parfois en citant précisément la somme perdue, ce qui donne l'impression d'un dossier sérieux.
- L'interlocuteur se fait passer pour un agent de l'AMF, un avocat, un policier ou un « expert en récupération de fonds », voire pour un service public.
- Il affirme avoir localisé ou bloqué votre argent et promet de vous le restituer en totalité.
- Mais il réclame d'abord des frais à l'avance : frais de dossier, taxes de déblocage, honoraires, caution. Une fois le premier versement effectué, les demandes s'enchaînent, car l'argent resterait « bloqué ».
- Le numéro affiché peut sembler officiel : les escrocs savent imiter un numéro connu, une technique appelée spoofing.
Un piège qui touche beaucoup de monde
Selon une étude BVA citée par l'AMF, environ deux victimes d'arnaque sur trois (66%) déclarent avoir été recontactées ensuite, et environ une sur cinq pensait avoir affaire à l'AMF. Plus inquiétant : dans la grande majorité des cas, de nouveaux frais sont demandés, et une large partie des personnes finit par payer, parfois plusieurs centaines d'euros. Personne n'est naïf : ces escrocs sont organisés et jouent sur l'espoir de récupérer ce que l'on croyait perdu. Si un appel ou un message de ce type vous fait douter, le réflexe le plus sûr est de ne rien décider dans l'instant ; vous pouvez nous le montrer lors d'un passage à domicile avant d'agir.
Les signaux qui doivent vous alerter
- On vous propose de récupérer de l'argent contre un paiement préalable : c'est le signe le plus clair d'une arnaque.
- On vous met la pression pour payer vite, avant une prétendue date limite.
- On vous demande vos coordonnées bancaires, un code reçu par SMS ou un accès à votre ordinateur.
- L'appel ou le courriel arrive peu après une mésaventure dont l'escroc semble déjà tout savoir.
Retenez une règle simple : aucune autorité publique ne récupère de l'argent perdu contre paiement. L'AMF rappelle qu'elle n'a pas ce pouvoir, qu'elle ne demande jamais d'argent et qu'elle ne contacte jamais les particuliers de sa propre initiative. De la même façon, Cybermalveillance.gouv.fr ne promet aucune indemnisation par téléphone ou par courriel : une campagne usurpe justement son identité pour faire croire le contraire.
Que faire si vous êtes contacté
- Ne versez aucun frais et ne communiquez ni code, ni coordonnées bancaires, ni accès à distance.
- Raccrochez, ou ne répondez pas au message, puis vérifiez par vous-même en rappelant un numéro officiel trouvé par vos propres moyens.
- Au moindre doute sur un placement ou un « récupérateur », appelez AMF Épargne Info Service au 01 53 45 62 00 (prix d'un appel local).
- Signalez l'arnaque sur signal.conso.gouv.fr (répression des fraudes, 0809 540 550) et le contenu frauduleux sur la plateforme Pharos.
- Si vous avez déjà payé, déposez plainte en gendarmerie ou au commissariat et prévenez votre banque sans attendre.
Ces signalements en ligne font partie des démarches que nous réalisons avec nos clients en Seine-Maritime, crédit d'impôt de 50% à l'appui ; et si un faux support a pris la main sur votre PC lors de la première arnaque, nous vérifions qu'aucun outil d'accès à distance n'y subsiste, grâce à notre prise de rendez-vous en ligne.
Une mésaventure n'efface pas votre bon sens : dès qu'on vous promet de récupérer de l'argent contre un versement, la réponse est non. Prendre le temps de vérifier auprès des organismes officiels, comme le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr sur lequel ROne76 est référencé, reste la meilleure protection contre cette seconde vague.
Sources : Clubic (23/09/2026), ABE Info Service (AMF), Boursorama, Cybermalveillance.gouv.fr, service-public.gouv.fr
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