Arnaques et sécurité · 3 min de lecture

Péage à flux libre sur l'A13 : reconnaître le faux SMS de paiement

Sur l'A13 et l'A14 passées au péage en flux libre, un faux SMS réclame un péage impayé pour piéger les conducteurs. Comment reconnaître l'arnaque et bien réagir.

Partager
Suivez-nous

← Toutes les actualités

Depuis fin 2024, l'autoroute A13 qui relie Paris à la Normandie est passée au péage en flux libre : plus de barrières, plus de files d'attente, mais un montant à régler soi-même après le passage. Des escrocs ont vite compris que beaucoup de conducteurs découvrent ce fonctionnement, et ils envoient de faux SMS de péage impayé pour récupérer des coordonnées bancaires. Voici de quoi faire la part des choses.

Le flux libre, comment ça marche vraiment

Sur l'axe Paris-Normandie, la société Sanef a retiré les barrières de péage sur l'A14 en juin 2024, puis sur l'A13 en décembre 2024. Des portiques équipés de caméras lisent la plaque au passage et calculent le montant selon la distance parcourue. Vous disposez ensuite de 72 heures pour payer, de trois façons :

  • automatiquement, si vous avez un badge de télépéage ;
  • en ligne, sur le site officiel sanef.com ;
  • en espèces ou par carte chez un buraliste partenaire.

D'après Sanef, la grande majorité des conducteurs paient spontanément. Le principe reste nouveau pour beaucoup, et c'est ce flottement que les fraudeurs exploitent. Installer et prendre en main le site ou l'application de paiement sur votre ordinateur ou votre téléphone fait partie des mises en route que nous assurons lors d'un passage à domicile en Seine-Maritime.

Le faux SMS qui imite l'autoroute

Le message type ressemble à s'y méprendre à une communication officielle. Il annonce un péage resté impayé après un passage en flux libre et menace d'une majoration si vous ne réglez pas tout de suite. Un lien conduit vers un site qui copie les couleurs de Vinci Autoroutes, d'Ulys ou de Sanef, où l'on réclame votre numéro de carte bancaire.

Une variante, repérée notamment en Normandie, rend l'arnaque plus crédible : certains SMS citent votre nom et votre plaque d'immatriculation. Ces informations proviennent le plus souvent de fuites de données, pas d'un vrai fichier de l'autoroute.

Les sociétés d'autoroute ne réclament jamais de paiement par SMS. Le règlement d'un péage en flux libre se fait uniquement sur le site officiel, jamais par un lien reçu dans un message.

Les bons réflexes

  • Ne cliquez pas sur le lien et ne répondez pas au message.
  • Pour vérifier un passage, tapez vous-même l'adresse du site officiel (sanef.com pour l'A13 et l'A14) ou ouvrez votre application de télépéage.
  • Transférez le SMS suspect au 33700, la plateforme gratuite de signalement, puis supprimez-le.
  • Si vous avez déjà saisi vos coordonnées bancaires, appelez votre banque sans attendre pour faire opposition.

En cas de doute, ou si vous avez cliqué, le site Cybermalveillance.gouv.fr détaille la marche à suivre et oriente les victimes. Et lorsqu'un message vous met mal à l'aise sans que vous puissiez trancher, mieux vaut ne rien toucher et le faire regarder : lever ce doute, contrôler un lien ou nettoyer un PC après un clic malheureux, c'est le genre d'intervention que nous menons à domicile, avec le crédit d'impôt de 50%. Notre prise de rendez-vous en ligne sert à ça.

Le flux libre s'étendra à d'autres autoroutes dans les prochaines années. La règle, elle, ne bougera pas : une autoroute ne vous demandera jamais de payer en cliquant sur un lien reçu par SMS. Dans le doute, le bon geste reste le même, revenir soi-même au site officiel.

Sources : Sanef, Gendarmerie nationale, franceinfo, France 3 Normandie, UFC-Que Choisir, Cybermalveillance.gouv.fr

Ces prestations peuvent vous aider

Nous intervenons à votre domicile en Seine-Maritime, ou à distance.

Votre newsletter personnalisée

Recevez le meilleur de nos conseils

Choisissez ce que vous voulez recevoir, rien de plus. Une confirmation vous est demandée par courriel avant tout envoi.

Votre adresse sert uniquement à vous envoyer nos courriels selon les choix cochés ci-dessus. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien présent dans chacun de nos courriels. Détails dans nos conditions générales d’utilisation · Délégué à la protection des données : [email protected].


À lire aussi