Depuis le début du mois d'août 2026, la gendarmerie nationale alerte sur une forte hausse de faux courriels de convocation judiciaire, et Cybermalveillance.gouv.fr a actualisé sa mise en garde. Le message se fait passer pour une convocation officielle de la police, de la gendarmerie ou d'Europol, et accuse le destinataire de faits très graves. Il s'agit d'une escroquerie qui joue sur la peur, la honte et l'urgence.
Ce piège vise surtout les personnes seules ou peu habituées aux courriers officiels. Comprendre comment il fonctionne suffit le plus souvent à le désamorcer.
Ce que contient le faux courriel
Le message reprend les codes de l'administration : logos du ministère de la Justice, de la gendarmerie, de la police, d'Europol ou d'Interpol, et parfois la signature d'un vrai responsable dont le nom est usurpé. Le ton est menaçant et le scénario toujours identique.
- Il accuse la personne de faits graves liés aux mineurs, afin de sidérer et de faire honte.
- Il brandit la menace d'un mandat d'arrêt, d'une inscription au fichier des délinquants sexuels ou d'une révélation à la famille, à l'employeur ou aux médias.
- Il impose un délai très court, souvent 72 heures, pour répondre.
- Il réclame ensuite une réponse, des documents d'identité, puis de l'argent, de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros, pour « étouffer l'affaire ».
Pourquoi c'est forcément une arnaque
Aucune de ces menaces ne correspond à la réalité de la justice française. Quelques repères simples permettent d'en avoir le cœur net.
- La police et la gendarmerie ne convoquent jamais par courriel, ni par SMS. Une vraie convocation arrive par courrier ou en main propre.
- Les administrations écrivent depuis des adresses officielles en @interieur.gouv.fr. Un message parti d'une boîte Gmail, Outlook ou d'une autre adresse privée n'est pas officiel.
- Europol ne réclame jamais d'argent aux particuliers, n'envoie pas de dossier d'enquête par e-mail et ne contacte pas directement les citoyens.
Recevoir ce courriel ne signifie donc pas que vous êtes visé par une enquête : la même accusation part en masse, au hasard, vers des milliers d'adresses.
Les bons réflexes si vous le recevez
- Ne répondez pas et ne versez rien : répondre confirme seulement que votre adresse est active.
- N'ouvrez aucune pièce jointe et ne cliquez sur aucun lien.
- Conservez le message, il servira de preuve, puis signalez-le sur Cybermalveillance.gouv.fr ou via internet-signalement.gouv.fr.
- Supprimez ensuite le courriel. Si vous avez transmis des informations ou versé de l'argent, déposez plainte et appelez France Victimes au 116 006 (gratuit, 7j/7).
Si vous avez cliqué sur un lien ou ouvert une pièce jointe et que vous craignez pour votre ordinateur, une vérification à domicile lève le doute et permet, au besoin, de nettoyer le PC, avec le crédit d'impôt de 50% sur nos interventions.
En parler autour de soi
La force de cette arnaque, c'est le silence : la victime a honte et n'ose pas en parler. Le bon réflexe est justement l'inverse. Si un proche reçoit un tel message et doute, un regard extérieur suffit souvent à le rassurer ; référencé sur Cybermalveillance.gouv.fr, ROne76 peut faire ce point avec vous en Seine-Maritime, et notre prise de rendez-vous en ligne est là pour cela. Un faux mandat d'arrêt reçu par mail n'a aucune valeur : il finit à la corbeille.
Sources : Cybermalveillance.gouv.fr, Gendarmerie nationale, Ministère de l'Intérieur, macommune.info
Ces prestations peuvent vous aider
Nous intervenons à votre domicile en Seine-Maritime, ou à distance.
Recevez le meilleur de nos conseils
Choisissez ce que vous voulez recevoir, rien de plus. Une confirmation vous est demandée par courriel avant tout envoi.